Hanan ou la force d'une mère
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« Tout ce que je veux, c'est que mes enfants soient en bonne santé et qu'ils aient une meilleure vie que la nôtre », déclare Hanan, maman syrienne réfugiée au Liban.
Dans sa ville natale en Syrie, Hanan rêvait d'élever ses enfants dans la sécurité et la stabilité. Aujourd'hui âgée de 35 ans, elle nourrit ces mêmes espoirs. « Tout ce que je veux, c'est que mes enfants soient en bonne santé et qu'ils aient une vie meilleure que la nôtre », confie-t-elle doucement.
Lorsque le conflit en Syrie s'est intensifié en 2011, Hanan et sa famille ont été contraintes de fuir au Liban voisin. Ils se sont installés dans un campement dans le nord de la Bekaa, où les hivers rigoureux, les ressources limitées et l'incertitude façonnent leur quotidien. La famille, qui vit dans une petite tente, a du mal à subvenir à ses besoins les plus élémentaires.
Aujourd'hui enceinte de son deuxième enfant, Hanan doit faire face à de nouveaux défis. Grâce à des visites régulières, la sage-femme communautaire de Medair l'accompagne tout au long de sa grossesse. Récemment, celle-ci a constaté qu'Hanan souffrait d'hypertension artérielle, menaçant sa santé et celle de son bébé. Elle a conseillé à Hanan d'adapter son alimentation, de réduire sa consommation de certains aliments et de surveiller son poids afin de faire baisser sa tension.
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Hanan fait de son mieux pour suivre ces conseils, mais ce n'est pas facile. « Nous n'avons pas toujours de quoi nous nourrir correctement, et tout coûte cher. » Sans revenu stable, l'idée d'accueillir un autre enfant l’inquiète. « Nous arrivons à peine à subvenir à nos besoins actuels. Je ne sais pas comment nous allons nous débrouiller avec un deuxième bébé. »
L'expérience de Hanan reflète la réalité de nombreuses mères réfugiées au Liban, où le déplacement, la pauvreté et l'accès limité aux soins de santé augmentent les risques pendant la grossesse.
Grâce au soutien continu de Medair, Hanan bénéficie de soins de santé maternelle gratuits, qui permettent de surveiller son état et de mitiger les complications potentielles. Ce suivi lui redonne espoir en cette période d'incertitude et contribue à la protéger, elle et son bébé.
« J'essaie de rester forte », dit-elle. « Pour mes enfants, je dois tenir bon. »
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Dans la tente qui lui sert de logement dans la Plaine de la Bekaa, Hanan fait face aux réalités quotidiennes que partagent de nombreuses femmes déplacées de la région. L'accès aux soins de santé est souvent un défi ; le manque de ressources, l’insuffisance de moyens de transport et la capacité d’accueil des centres de santé publics constituent des obstacles même pour les soins les plus élémentaires.
Pour pallier ces lacunes, des équipes de santé communautaires tournent régulièrement dans les campements, offrant un soutien vital à de nombreuses femmes et enfants qui ne seraient autrement pas pris en charge. La récente escalade du conflit n’a pas tari ces efforts. Les sage-femmes continuent de rendre visite aux communautés dès que les conditions le permettent, et, lorsque les déplacements deviennent dangereux, elles restent en contact par téléphone, assurant ainsi la continuité du suivi.
Le travail de Medair au Liban est rendu possible grâce au financement du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), de la Coopération suisse au développement par l'intermédiaire d'Interaction-CH, du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, du Département d'État des États-Unis, de la Coopération monégasque pour le développement, de la Métropole de Grenoble, de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse et de généreux donateurs privés.
Ce contenu a été élaboré à partir de ressources recueillies par le personnel de Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue qui y sont exprimés n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion officielle d’autres organisations.
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