Comment je suis arrivée à Madagascar?
.jpg)
En 2022, je cherchais un poste dans le social, mais aucune des offres que je voyais passer ne me paraissait intéressante. Un jour, je suis tombée sur une annonce de Medair qui cherchait un(e) stagiaire en philanthropie. Je connaissais l’ONG de nom et me souviens avoir entendu la fondatrice, Josiane André, en parler quand j’avais 15 ans.
Avant d’arriver, je pensais que Medair était une toute petite organisation avec une vingtaine d’employés. J’ai rapidement compris qu’il y avait plus de 1 000 personnes qui travaillaient pour Medair dans le monde ! J’ai découvert une organisation ouverte, multiculturelle, dont l’objectif est d’aider les personnes en détresse dans des contextes hautement complexes. Mes collègues étaient motivés et consciencieux, et incarnaient dans leur quotidien les valeurs de Medair, y compris celle de la foi. Ils m’ont fortement marquée.
Les premiers mois de mon stage ont été très intenses. J’ai appris comment rédiger des demandes de subvention et rapports d’activité, comment gérer les relations avec les fondations et à mieux comprendre le terrain humanitaire.
Malgré tous ces côtés positifs, l’envie de moins travailler dans un bureau et plus en contact avec les gens me titillait.
Lorsque mon stage a pris fin, on m’a proposé de participer à la session ROC de Medair, une espèce de formation à l’aide humanitaire d’une semaine, conçue pour les personnes qui souhaitent s’engager sur le terrain. Je n’y avais jamais songé, mais quelque chose en moi me disait d’accepter.
En 2024, Medair m’a offert un poste d’apprentie responsable des financements engagée à mitemps sur Madagascar et la Suisse.
En septembre, je me suis envolée vers la Grande Ile et tout ce que je peux dire, c’est que je me sens comme chez moi ! Le travail est très intéressant, assez exigeant mais tellement gratifiant car on voit comment nos activités transforment concrètement la vie des gens.
Je questionne souvent ma légitimité à être ici. Moi, jeune femme suisse qui n’y connait rien à la grande pauvreté (car 80% des gens vivent sous le seuil de pauvreté). Je n’ai jamais manqué de nourriture ni d’eau potable, j’ai toujours pu me faire soigner… Je suis consciente que d’être ici est un vrai privilège.
Un privilège car je peux aider, à ma manière, des femmes, des hommes, des enfants dont la vie est si précieuse. Car je peux leur dire qu’on ne les a pas oubliés, et qu’il y a de l’espoir pour eux.
Medair est une organisation humanitaire suisse de secours d’urgence et de reconstruction. Depuis 35 ans, notre mission est de sauver des vies et de soulager la souffrance dans les endroits les plus reculés et dévastés du monde.
Faites partie de leur histoire
D’autres témoignages positifs à découvrir

En quête d’eau : les femmes, porteuses d’espoir pour un avenir meilleur
