S'accrocher à l'espoir : là où survivre est un combat quotidien
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Nada et sa famille, originaires de la Syrie, sont arrivées en Jordanie en 2012. Avec son mari, leurs quatre enfants et sa belle-mère, ils vivent dans une petite tente au sud d'Amman. Comme beaucoup d'autres réfugiés, les défis du quotidien rendent leur vie très difficile.
La première chose que l'on remarque en s'introduisant dans la tente, c'est combien Nada a tenté de créer une atmosphère aussi chaleureuse que possible dans un endroit si glauque. Les couvertures usées et dépareillées sont soigneusement pliées et disposées autour d'un petit radiateur qui chauffe à peine. Chaque détail témoigne de ses efforts pour créer un sentiment d'ordre et de réconfort pour sa famille malgré la rigueur de leur environnement. C'est un foyer construit sur la résilience, malgré le manque de ressources.
Pour Nada et Hamad, son mari, les difficultés vont bien au-delà de la pauvreté économique. La santé de leurs enfants est une épreuve terrible à traverser.
Malgré leur résilience, les parents doivent lutter chaque jour pour répondre aux besoins fondamentaux de leurs enfants. Les larmes aux yeux, Hamad nous confie : « Le plus difficile pour nous, c'est l'état de santé de nos enfants. Il est douloureux de les voir souffrir sans pouvoir rien faire. »
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Jamal, l'aîné, et sa sœur Rou'a souffrent tous deux de problèmes de santé qui affectent leur élocution, leur mobilité et leurs capacités cognitives. L'état de Jamal est plus grave, et il ne peut être scolarisé, contrairement à Rou'a.
Les deux grands ont besoin d'un suivi médical et d’examens approfondis. Jusqu'à présent, ils n'ont consulté le médecin qu'une seule fois en raison de contraintes financières. Même les frais de transport sont hors de leur portée. Hamad est au chômage ; il n'a pas de permis de travail et craint les répercussions s’il devait travailler au noir. Il explique : « J'ai peur de travailler quelque part et de me faire arrêter ou expulser vers la Syrie. Mes enfants ont besoin de moi ici. »
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Bien que Jamal et Rou'a ne puissent exprimer avec des mots leur amour pour leur petit frère et petite sœur, leurs actions en disent long. Pendant toute notre visite, ils ne cessaient de les enlacer et les couvrir de bisous, leur signifiant leur affection de la seule manière possible.
Nada a récemment donné naissance à des jumeaux, Salah et Somaya. Hamad a déclaré avec joie : « Il y a dix ans, j’ai perdu deux de mes enfants. Je crois que Dieu m'a donné Salah et Somaya pour m’aider à surmonter la ma peine. »
Medair a couvert les frais d'accouchement et de maternité de Nada, revenant à environ 1 200 dollars (850 dinars jordaniens). Cette aide vitale a évité à la famille de s'endetter davantage et lui a apporté un moment de répit et d'espoir. « Cette aide vient du ciel. Les jumeaux sont restés en soins intensifs pendant 12 jours, et en moins d'un mois, la facture de l'hôpital avait été payée. Sans cette aide, nous aurions de nouvelles dettes », indique Hamad.
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Malgré la joie d'accueillir leurs jumeaux, qu'ils considèrent comme une bénédiction et une source de réconfort face à tout ce qu'ils ont perdu, la famille doit relever d’immenses défis. Pendant l'hiver, la pluie et le froid s'infiltrent dans la tente et durcissent les conditions de vie déjà précaires.
L'équipe Santé de Medair a inscrit la famille à un programme d’aide financière polyvalente, afin de l'accompagner pour couvrir ses besoins essentiels les plus urgents et réduire ses charges financières quotidiennes.
La situation de Nada et d’Hamad reflète les difficultés quotidiennes de nombreuses familles de réfugiés en Jordanie, qui s’efforcent de survivre dans la dignité.
Le travail de Medair en Jordanie est rendu possible grâce au soutien de l'Union européenne et du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères. Ensemble, nous nous tenons aux côtés des réfugiés vulnérables et les accompagnons face aux obstacles qui les empêchent d'accéder à des soins et traitements vitaux lorsqu'ils en ont le plus besoin.
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